Entretien avec Armand Meyer, rédacteur en chef de la revue en ligne Le Publiciste

Après une licence et un master 1 en droit public général à Sceaux, Armand Meyer est actuellement en master 2 à Assas. Il commence à s’impliquer dans la revue Le Publiciste en publiant plusieurs articles, puis devient, cette année, rédacteur en chef de la revue en ligne de l’Association des étudiants et anciens étudiants publicistes de Sceaux.

L'équipe de la revue Le Publiciste
L'équipe de la revue Le Publiciste

Comment est né Le Publiciste ?

La revue existe depuis 3 ans. Elle a été fondée par des étudiants en droit public de Sceaux. Diffusée pour l’instant uniquement en ligne,elle dépend de l’Association des étudiants publicistes de Sceaux, qui propose de nombreuses activités comme des conférences, des colloques (le dernier en date  avait pour thème : «L’Eau douce, quels enjeux pour une ressource limitée ? ») et des petits déjeuners de l’avenir.

Le but de cette revue est de donner une image plus positive du droit public au sens large (c’est-à-dire du droit public, mais aussi du droit de l’environnement, et droit international public), qu’on imagine parfois à tort rébarbatif alors qu’il touche à de nombreux sujets d’actualité ou de la vie quotidienne.

Comment est fabriqué un numéro du Publiciste ?

La revue sort 5 numéros par an. Deux ou trois mois avant la date de publication, les responsables de chaque rubrique commencent à collecter les articles de recherche et les chroniques. 15 jours avant la parution, tous les articles doivent être collectés pour relecture, correction et mise en page de la revue.

Outre le rédacteur en chef, toujours choisi parmi les étudiants, la revue compte de nombreux contributeurs :

  • Des collaborateurs de la revue, qui assurent son fonctionnement : collecte des articles, relecture, conseils.
  • Des chroniqueurs, qui font partie du « noyau dur » de la revue, et participent à chaque numéro.
  • Des contributeurs ponctuels, qui proposent des textes longs d’environ 5 pages sur un sujet précis.
  • Des membres chargés d’autres rubriques, notamment la rubrique interview, dont le but est de faire connaitre un master nouveau et innovant (masters en alternance, droit et sciences sociales, etc.), la rubrique conseils aux étudiants, qui traite des points de droit sur un ton humoristique, ou la bande-dessinée, réalisée par une ancienne juriste reconvertie dans le dessin.

Qui peut publier ?

Tout le monde ! Souvent, les étudiants hésitent car ils ne se sentent pas légitimes pour publier, mais l’équipe de la revue est là pour les aider : chacun reçoit des fiches pratiques pour les guider sur la longueur du texte, le contenu. De plus, les recherches qu’ils font pour rédiger un article de fond leur permettent d’en apprendre beaucoup sur un sujet (il faut compter 1 à 2 mois de recherche), et les retours sont positifs. Faire des recherches poussées pour un article a même permis à certains étudiants, qui n’avaient pas prévu de le faire, de s’orienter vers la recherche et de faire un doctorat.

Pour un étudiant, quels sont les avantages à publier dans une revue ?

C’est une très bonne expérience pour des étudiants. Ça leur permet d’approfondir certains sujets et d’enrichir leurs connaissances. C’est également un bon moyen de réactualiser ses connaissances sur un sujet. Armand, qui dirige la rubrique droit administratif et droit constitutionnel, par exemple, doit se tenir informé de tous les aspects du sujet : c’est un moyen agréable de faire de la veille juridique constante.

Publier dans une revue peut également être un tremplin pour la carrière d’un étudiant : c’est une expérience valorisée, qui lui permet de se démarquer des autres, et qui permet aux futurs employeurs de voir ce dont il est capable.

C’est également très enrichissant : l’investissement en temps est récompensé par les retours des lecteurs et les échanges auxquels ils donnent lieu. Enfin, c’est un moyen agréable d’apprendre et d’élargir son cercle d’amis.

Pour les responsables de rubriques et le rédacteur en chef, c’est également l’occasion d’apprendre à gérer une équipe, de s’organiser pour mener à bien à la fois leurs études et la revue, et de faire respecter les délais aux contributeurs plusieurs fois dans l’année. Le numéro de janvier, par exemple, qui sort au moment des partiels, et le plus difficile à boucler.

Quels sont vos projets ?

Faire connaître la revue aux étudiants publicistes de France, et élargir son nombre de contributeurs. Trouver des financements pour sortir la revue en version papier : la Faculté Jean Monnet aide au financement d’une partie des activités de l’association, comme les colloques, mais ne peut pas assumer tous les frais. L’association démarche des cabinets d’avocats pour tenter d’obtenir du sponsoring de leur part.

Convaincu par cette présentation ? Si vous avez des articles à proposer ou si vous voulez rejoindre l’équipe, contactez l’association sur le site de la revue : https://aepfjm.wordpress.com/