Semaine de l'égalité : découvrez 5 femmes qui ont marqué vos disciplines

Du 7 au 11 mars 2017, c’est la semaine de l’égalité dans les établissements de l’Université Paris-Saclay. Des actions de sensibilisation sont organisées afin de promouvoir l’égalité entre hommes et femmes. Vos BU y participent : retrouvez tables thématiques  et mini-expositions pour vous informer sur le sujet (voir encadré de droite). Le monde des bibliothèques est bien souvent majoritairement féminin mais ce n’est pas toujours le cas dans vos disciplines. C’est pourquoi les BU de Paris-Sud ont décidé de mettre en avant 5 femmes qui ont marqué leur domaine.

Olympe de Gouges (1748-1793) : une des pionnières du féminisme

Portait d'Olympe de Gouges par Alexandre Kucharski
Portrait d'Olympe de Gouges par Alexander Kucharsky [Public domain], via Wikimedia Commons

De son vrai nom Marie Gouze, elle est née à Montauban en 1748 d’une famille modeste. En 1766, elle décide de monter sur Paris sous le nom d’Olympe de Gouges. Elle s’inspire des événements de la Révolution pour écrire toutes sortes d’œuvres : romans, théâtres, pamphlets politiques. Elle lutte toute sa vie pour plus d’égalité et de justice entre les hommes et  contre l’esclavage. En 1791, Olympe de Gouges écrit la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle est considérée comme l’une des premières féministes. En 1793, la femme de lettres est accusée d’être l’auteur d’une affiche en faveur des Girondins. Elle est guillotinée le 5 novembre de cette même année.

Coté Droit à la BU Sceaux

Marie Meurdrac (environ 1610-1680) : la chimie "en faveur des dames"


Marie Meurdrac (Chemical Heritage Foundation) [Public domain], via Wikimedia Commons

La vie de Marie Meurdrac, chimiste française du 17e siècle, est peu connue. Elle étudie la chimie et la pharmacie. En 1666, Marie Meurdrac publie un traité intitulé La Chymie Charitable et facile en faveur des dames. Le traité nous indique que la chimiste avait son propre laboratoire, assez bien équipé pour l’époque. Cet ouvrage de « vulgarisation » est un témoignage de la science de son temps : on y apprend à élaborer médicaments et cosmétiques. L’ouvrage est divisé en 6 grandes parties : techniques de distillation à la base de beaucoup de préparations décrites dans le traité, les plantes et ce qu’on peut en extraire, les animaux, les minéraux et les remèdes. Enfin, la dernière partie constitue une originalité : elle s’adresse « aux dames » et concerne la confection de cosmétiques pour l’embellissement du visage et « toutes les choses qui peuvent conserver ou augmenter la beauté ».

Retrouvez quelques "recettes" de Marie Meurdrac.

Angélique du Coudray (1712-1794) : au service de l’enseignement de  "l’art des accouchements"

La "machine" de Mme de Coudray
La "machine de Mme de Coudray par Ji-Elle (Own work) [CC BY-SA 4.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], via Wikimedia Commons

Angélique Marguerite Le Bousier du Coudray est née en 1712 à Clermont-Ferrand d’une famille de médecins. Elle devient sage-femme en 1739 à Paris puis retourne en Auvergne et donne des cours gratuitement dans les campagnes pour prévenir les erreurs des matrones qui n'avaient pas de formation. En 1759, elle écrit un manuel d’accouchement et conçoit un mannequin articulé en cuir et toiles de couleurs représentant la partie inférieure du corps d’une femme en train d’accoucher. Celui-ci permet de représenter les gestes à faire ou à éviter.  Louis XV, conscient de l’importante mortalité infantile, délivre à Angélique du Coudray un brevet royal et un soutien financier pour qu’elle diffuse son savoir. Elle parcourt la France pendant 25 ans pour former plus de 5000 femmes et des chirurgiens à l’art de l’accouchement grâce à ce mannequin en tissu et des poupées de chiffons.

Ada Lovelace (1815-1852) : la 1ère programmeuse

Portrait d'Ada Lovelace par Alfred Edwad Chalon
Portait d'Ada Lovelace par Alfred Edward Chalon [Public domain], via Wikimedia Commons

Ada Lovelace, fille du poète britannique Lord Byron, est née le 10 décembre 1815 à Londres. Elle hérite de sa mère sa passion pour les mathématiques. Ada fait la rencontre déterminante de l’inventeur de la machine à différence, Charles Babbage. La correspondance soutenue qu'ils entretiennent lui permet d’approfondir ses connaissances en mathématiques. Elle suit de près le travail de Babbage sur la machine analytique qui permet de réaliser une série de calculs établis à l’avance. Elle y rédige des diagrammes qui ont pour but d’expliquer comment doit procéder la machine pour arriver au résultat recherché. Ces diagrammes lui permettent d’être considérée comme la première programmeuse. Plus tard, ses compétences en maths l’entrainent dans le jeu. Ada meurt prématurément à 37 ans. Un langage de programmation informatique porte son nom.

Coté Sciences à la BU Orsay

Lire aussi : Sarah SERMONDADAZ, Journée des droits des femmes : l'histoire de l'informatique est-elle sexiste ? Science et Avenir [en ligne], 08/03/2017.

Gertrude Ederle (1905-2003) : une nageuse de compétition

Gertrude Ederle lors de sa traversée de la Manche
Photographie de Gertrude Ederle par Bain News Service [Public domain], via Wikimedia Commons

Gertrude Ederle est née le 23 octobre 1905 à New York. Elle apprend à nager très jeune et commence la compétition dès l’âge de 14 ans. Gertrude remporte des titres, établit des records, puis est médaillée aux Jeux Olympiques de Paris en 1924. En 1926, après des mois d’entrainement, elle s’élance pour une traversée à la nage de la Manche. Le 6 août, elle part du Cap gris-Nez  près de Calais à l’aube et rejoint les côtes anglaises sur la plage de Kingston à l’issue de 14 heures et 32 minutes d’effort dans une mer agitée. A cette occasion, Gertrude Ederle améliore le record du monde masculin. Quelques années plus tard, souffrant de troubles de l’audition permanente, elle enseigne la natation pour les enfants sourds et muets.

Coté Sports à la BU Orsay

 

 

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