La vulgarisation scientifique pour combattre les fake news ?

Devant l’avalanche d’information de toutes provenances, face à la diversité et à la multiplicité des ressources et canaux de documentation, les rapports à l’information sont aujourd’hui bouleversés, les repères sont brouillés. Les informations parcellaires, erronées ou volontairement fausses foisonnent.

Le défi posé par la prolifération de la désinformation et du brouillage parfois volontaire de l’information touche le monde académique de plein fouet, avec l’arrivée de nouvelles générations d’étudiants qui peinent à se repérer dans la masse d’information indiscriminée et parfois invérifiable qui les entoure.

Dans un tel contexte, le rôle des scientifiques est primordial. Ils doivent se confronter à un public de plus en plus sensibilisé, participer à des débats sur des sujets sociétaux, économiques, politiques importants, apprendre à communiquer pour défendre les intérêts de leur communauté … et combattre le développement nuisible des fausses informations. En un mot : ils vulgarisent.

Certains chercheurs ont un a priori contre la vulgarisation scientifique qu’ils considèrent comme une perte de temps. Ne faut-il pas plutôt la considérer comme une arme pour lutter contre les fausses informations qui dévalorisent les sciences ?

Par ailleurs, en janvier 2018, le Président Emmanuel Macron avait annoncé un projet de loi visant à lutter contre les fake news. La proposition avait suscité de nombreuses réactions politiques. Le 6 novembre, la proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale, a de nouveau été rejetée par le Sénat.

Pour tenter d’y voir plus clair, la bibliothèque d’Orsay vous propose une sélection d’ouvrages à retrouver dans le hall, et vous invite à suivre les résultats de la journée d’étude de l’ADBU sur les fake news.

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